Le seize février 2018, s’est tenue dans la salle AGECA à Paris, une réunion de la coordination UPADS Europe et dans les Amériques, élargie à la section Paris île de France.

 

Etaient présents :

Pour la coordination,

Didier MAHOUELE, Le président de la coordination,

Yves MBAMA secrétaire chargé à l’organisation,

Romuald MAHONDZA, secrétaire chargé à l’administration et aux finances,

Jeanne BOUANGA, secrétaire chargé à la prospective

 

 Guy Sosthène ; EXCUSE 

 

Pour la section Paris IDF,

Didier MOUEGNI IVOLO, Premier secrétaire, 

Césaire BOULOUD secrétaire chargé à l’organisation et l’animation, 

Wilfrid PONGUI, secrétaire à la communication,

Frédéric LOUVOSSO, secrétaire chargé des médias et NTIC 

Observateur : Honorable Bienvenu DZAMBA, Député UPADS de KIBANGOU

 

Le présidium était constitué des trois membres de la coordination assisté de l’honorable Bienvenu DZAMBA 

 

Plusieurs points étaient inscrits à la proposition de l’ordre du jour, à savoir : 

1. Vérification des mandats 

2. Adoption de l’ordre du jour 

3. Vie du Parti au Congo  

    • Les conséquences des journées du 25 octobre 2015 et du 16 mars 2016 

    • La position de L’UPADS sur le conflit du Pool 

    • Point sur les élections locales, législatives et sénatoriales 

    • Point sur la préparation du Congrès 4. Vie du Parti en Europe et dans les Amériques.

    • Communication et image du Parti 

    • Propositions et perspectives

5. Questions diverses

 

Après la vérification des mandats, matérialisée par une liste de présence, la proposition de l’ordre du jour a été débattue, amandée par tous les participants et adopter ainsi qu’il suit : 

1-Vérification des mandats

2-Adoption de l’ordre du jour

3-Vie du parti 

a)Au Congo 

b)En Europe et les Amériques

4-Divers

 

Abordant le 3eme point inscrit à l’ordre du jour, le président de la coordination a rappelé le contexte socio politique qui a prévalu entre l’année 2015 et 2016 pendant le débat sur le changement de la constitution avec ses conséquences humaine et politique.

Dès lors, le parti s’est retrouvé avec d’autres forces vives militants pour le non changement de la constitution du 20 mars 2002 au sein de la plateforme FROCAD, puis IDC-FROCAD.

Poursuivant son propos, le président de la coordination a rappelé que, malgré le lourd tribut payé par les militants de l’UPADS et d’autres forces vives de la nation opposées au changement de la constitution du 20 mars 2002, le pouvoir de Brazzaville a imposé au peuple Congolais une nouvelle constitution à l’issu d’un scrutin référendaire boycotté par une majorité écrasante de la population.

Devant cet état de fait, la composante IDC-FROCAD -J3M a mis en place une stratégie appelée en son temps « Charte de la victoire » afin de freiner toutes velléités de tricherie et la volonté du président sortant de se faire proclamer élu dès le premier tour du scrutin présidentiel.

La suite est connue, le président sortant s’est fait proclamer nuitamment vainqueur, en foulant aux pieds toutes les règles élémentaires en matière d’organisation des élections dans une démocratie crédible.

Dans ce contexte, le Premier Secrétaire a demandé de faire un point sur l’avenir de la plateforme IDC-FROCAD-J3M, qui dans sa mise en place n’avait pas prévue l’éventualité du maintien au pouvoir de Sassou Nguesso et de son parti, le PCT.

La demande du Premier Secrétaire de notre parti, n’ayant pas été suivi d’effet, l’UPADS, à l’initiative du Premier Secrétaire, l’UPADS a cessé de participer aux réunions organisées par la dite plateforme.

Parlant des échéances électorales post présidentielle, le président de la coordination Europe- Amériques a rappelé que le Président fondateur, le Professeur Pascal LISSOUBA nous a prescrit de toujours participer aux différents scrutins.

Raison pour laquelle, le parti a pris part aux élections locales, législatives et sénatoriales en présentant des candidats à chacune de ces convocations, car la politique de la chaise vide n’a jamais apporté des résultats et serait contraire aux idéaux du parti et du président fondateur, le professeur Pascal LISSOUBA.

Les participants ont dans une large majorité fustiger le fait qu’un grand parti comme l’UPADS, qui est un parti de gouvernement avec une expérience avérée dans l’organisation des élections se soit confronté à un problème de délégués dans les bureaux de vote.

De nombreux délégués du parti ne connaissent pas d’ailleurs la loi électorale en vigueur. Nombreux avaient même quitté les bureaux de vote sans avoir signé les procès-verbaux proclamant les résultats du vote, laissant ainsi libre cours à la fraude électorale. 

Dès lors, comment expliquer que le premier secrétaire assiste à toute cette mascarade du pouvoir, sans proposer une autre alternative, au point de reléguer le parti à un rôle d’accompagnateur, pour légitimer le pouvoir en place, comme si notre parti n’avait aucun programme pour le pays?

Que le premier secrétaire de l’UPADS se satisfasse d’être désigné en Conseil de Ministre comme leader de l’opposition et placé sous la tutelle du Ministre de l’intérieur est un acte grave de conséquence, annihilant ainsi, les capacités du parti à s’opposer à Sassou Nguesso et à son pouvoir. De plus, le premier secrétaire va largement bénéficier des gros moyens financiers donnés par le pouvoir que son parti combat, outre des financements légaux reconnus par la constitution en faveur des partis politiques. 

Plusieurs membres de la Coordination et de la Section paris IDF s’interroge, si ce tableau très sombre que présente le parti n’est-il pas, une conséquence de sa gestion chaotique.  Sachant que le seul argument du manque d’argent ne saurait justifier la débâcle électorale, si non l’humiliation de notre famille politique, qui n’a pas été capable de présenter des candidats sur toute l’étendue du territoire, y compris dans certaines circonscriptions putatives comme la Lékoumou et le Niari.

Le Présidium a indiqué, que le parti ne s’est jamais préoccupé de la formation politique des militants et donc des délégués, pour répondre au déficit constaté lors des dernières consultations électorales.

C’est d’ailleurs la preuve qu’après Pascal LISSOUBA, le parti n’est plus présent sur toute l’étendue du territoire national et perd même du terrain dans ses propres fiefs.

Abordant le sous point sur la vie du parti en Europe - Amériques, le président de la coordination a rappelé la règle de discipline que devrait observer tous les camarades à leur niveau de responsabilités. 

Le Président de la Coordination a rappelé que le parti a mis en place des outils de communication que les cadres du parti n’utilisent pas assez si non presque pas, alors que ceux-ci devraient être alimenter par des articles, pour des besoins de communication et de visibilité.

Le Président de la Coordination a aussi échangé âprement avec les membres présents dans la salle, au sujet du choix des candidats à l’investiture aux élections législatives au niveau de la coordination Europe-Amériques.

Les membre du bureau de la Coordination et de la Section ont dénoncé les mauvaises méthodes, le manque de transparence et le cafouillage qui ont présidé le choix des candidats venant de la France particulièrement.  

Poursuivant son propos, le président de la Coordination a informé les membres de la coordination et de la section, de la suspension à titre conservatoire du camarade Didier MOUEGNI, Premier Secrétaire de la Section Paris île de France.

Le Président de la coordination a ensuite expliqué que cette suspension fait suite à un courrier de mise en garde qu’il aurait personnellement adressé au camarade Didier MOUEGNI IVOLO suite à des manquements graves à la discipline et à une image confuse du parti qu’il contribuerait à véhiculer par ses échanges et ses prises de position sur les réseaux sociaux.

 Par ailleurs, vu le caractère exécutoire de la suspension, il a pris une note référencée UPADS/EA/COO/DC/2018-003-PC, portant désignation du Premier Secrétaire intérimaire de la Section Paris-Ile de France.

Que le camarade, Césaire BOULOUD, Secrétaire à l’organisation et à l’animation de la Section Paris-Ile de France est désigné, Premier Secrétaire par intérim jusqu’à nouvel ordre.

A la suite de toutes ces informations, les membres de la coordination et de la section se sont dit offusquer d’apprendre toutes ces péripéties séance tenante.

 Dès lors, un débat houleux a eu lieu entre le Président de la coordination et les autres camarades présents dans la salle, lesquelles ont demandé à connaitre les raisons de cette décision rocambolesque qui plonge de facto notre coordination dans une crise dont elle pouvait se passer.

 En effet, comment comprendre qu’une mesure disciplinaire soit prise contre un cadre du parti, et Premier Secrétaire de la Section Paris Ile de France de surcroît, sans la moindre information, sans avoir examiner le problème lors d’une réunion au niveau de la Coordination Europe-Amériques, sans avoir écouter le camarade, ni lui avoir donné la possibilité de s’expliquer, assistée d’une personne de son choix afin de répondre des faits qui lui sont reprochés, si faits il y’a ?

 Comment comprendre qu’une décision aussi importante soit prise sans tenir compte de l’avis des militants de la coordination Europe -Amériques qui l’ont élu ?

 Les participants ont estimé que la mesure disciplinaire frappant le camarade Didier MOUEGNI IVOLO est cruellement entachée de vice de forme et de procédure, à telle enseigne qu’elle ne peut être appliquée en l’état.

 Par ailleurs la majorité des membres du bureau de la Coordination et de la Section ont rejeter cette décision.

 Face à ce blocage, l’honorable Bienvenu DZAMBA qui assistait à la réunion en qualité d’observateur, a demandé une suspension momentanée de la réunion, le temps pour lui de se retrouver en conciliabule avec les quatre membres du bureau de la coordination présents à la réunion, afin de trouver un modus vivendi pour sortir du blocage et poursuivre la réunion.

 Une fois la réunion reprise et après avoir débattu sur la question, il a été convenu de sursoir cette question pour qu’elle soit examinée lors d’une réunion qui fera office de commission de discipline dont la date et le lieu seront fixées très rapidement, afin que le camarade MOUEGNI et le Président de la Coordination en disent plus.

 Le climat d’un débat sérieux et respectueux n’étant plus de mise à cet instant de la réunion, l’honorable Bienvenu DZAMBA a recommandé la clôture de la réunion en exhortant tous les participants à la retenu et à la modération.

Que dans l’attente de la tenue de la prochaine réunion et la publication du compte rendu, personne ne devrait s’adonner aux communications par les réseaux sociaux sous peine de défiance.

 Débutée à 18h30, la réunion de la Coordination Europe-Amériques élargie à la Section Paris Ile de France a pris fin à 22h10.

 Compte rendu adopté ce jour 25 février 2018, par la Coordination Europe-Amériques, élargie à la section paris Ile de France. 

 

 

 Le Secrétariat de séance