Joseph Kony, l'ancien chef de l'Armée de résistance du Seigneur, a été abattu dans une zone reculée du Soudan du Sud par les membres de l'équipe 6 des SEAL (forces spéciales américaines).

Lire la suite...

Depuis le retour du PCT aux affaires à la faveur du coup d'Etat sanglant de juin 1997, on assiste à un shintoïsme enrageant. Toute manifestation naturelle : éclipse solaire, pluie rafraîchissante, une bonne récolte, une rencontre culturelle, découverte d'un minerai voire un nouveau champ pétrolifère, doivent être associés au nom ou à l'homme Denis Sassou Nguesso. Preuves.
Ces derniers temps, certaines manifestations laissent les Congolais sans voix. Le 18 mars dernier, le peuple congolais se souvenait qu'il y a 37 ans à 14 heures, un chef d'Etat, le commandant Marien Ngouabi, était massacré dans sa résidence de l'Etat-major qu'il affectionnait. Voici que le PCT organise une journée de réflexion sur son œuvre. Les plus âgés se souviennent la mise en place du CMP -Comité Militaire du Parti- une structure que n'avait nullement prévue les statuts du PCT en cas de vacance du pouvoir. Pensé et imposé au pays par les commanditaires des assassinats du président Alphonse Massamba-Debat, du cardinal Emile Biayenda et du capitaine Luc Kimbouala Kaya, le CMP s'est caractérisé par une justice expéditive et vengeresse traduite par la voix tonitruante et haineuse de Florent Tsiba avec ses " petits matins ". Le CMP s'est rendu coupable un an plus tard par l'assassinat de ceux qu'ils affubleront du nom méprisant de " groupe de prieurs ", étant tous ressortissants d'une même région, le Pool. Le CMP est l'inspirateur de la conduite des affaires du pays appliquée par les penseurs du Chemin d'Avenir à savoir " Tout pour le septentrion, Rien pour le sud ". En effet aujourd'hui, pour travailler au Congo ou pour bénéficier d'une promotion, d'un avancement, d'une bourse, il faut avant tout être du septentrion. La composition du CMP était déjà très déséquilibrée. Outre le colonel Louis Sylvain Ngoma et le commandant Pascal BIMA issus du sud, le commandant Damase Ngollo et le capitaine Florent Tsiba du centre, les sept autres membres de cette junte étaient originaire du nord, zone la moins peuplée du pays.  Regardez l'organigramme des structures du pays et vous verrez les similitudes. Infantilisés, réduits à la flatterie, les cadres civils et militaires de la partie australe du pays sont amenés à faire du zèle pour pouvoir exister intellectuellement et politiquement. Sauf qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont entraînés malgré eux en enfer par ceux qu'ils suivent, tel le chien de compagnie. A tel point qu'ils sont vomis, moqués et méprisés par les populations du nord comme du sud.
Marien Ngouabi, assassiné par ses frères d'armes, ses frères de la région, le nord, ceux-là même qui partageaient avec lui la même idéologie, se moquent de sa mémoire chaque jour que Dieu fait, en organisant comme cette année une journée dite de méditation et de réflexion sur son œuvre. Etait-il si bon et si humain, pourquoi donc l'avoir tué ? Ces journées révoltent les bonnes consciences. Qu'ont dit 37 ans plus tard les idéologues de la revanche du septentrion ? Ont-ils encore entonné le refrain qui fait encore froid dans le dos, " Bakongo ba bomi Ngouabi " ? Serait-ce un moyen d'inviter les parents et amis de l'infortuné à battre leur coulpe ? Un appel du pied pour qu'ils adhèrent entièrement en vantant les réalisations du Chemin d'Avenir qui feront de notre pays en 2025 un pays émergent sans écoles dignes de ce nom, sans hôpitaux, dont les habitants ne mangent qu'une fois par semaine ? Le mal est fait : il y a des familles qui sont plus que jamais endeuillées, des enfants privés de la chaleur paternelle, des veuves éplorées qui se demandent matin midi soir, jour et nuit pourquoi leurs époux ont été massacrés.

Pour le PCT, tout est bon pour mettre sous les projecteurs leur champion : Denis Sassou Nguesso. Comme en Corée du nord ou sous le monopartisme, Denis Sassou Nguesso, le petit père des peuples, le faiseur de miracles affectueusement appelé " Papa Bonheur ". Rions un peu, avant le 18 mars il y a eu un salon du livre à Brazzaville avec pour invité d'honneur le grand écrivain et penseur de la modernité : on a cité Denis Sassou Nguesso lui-même.

Le pays entier est gangrené par la corruption qui génère la médiocrité élevée au rang de savoir-faire et de vertu. Le shintoïsme du PCT s'applique à faire avaler au peuple congolais M. Sassou Nguesso comme  une médication alors que son nom et son image provoquent chez le petit peuple un prurigo aigu dont seule une alternance sera siccative.

L'opposition devrait se saisir de ces manifestations, et je l'y encourage,  pour dire son indignation et dénoncer le cynisme du pouvoir.

André Ngawa, Pointe-Noire (Congo).

 

 

Le propre du système Sassou est de s'approprier des concepts à la mode sans pour autant en donner le contenu adéquat. Non par nigauderie, mais par pure malhonnêteté intellectuelle sur fond d'escroquerie politique. Désormais, c'est le slogan d' " émergence en 2025 " qui est porté sur les fonts baptismaux.

Rappelons-le, s'il en était encore besoin qu'une émergence devrait avoir avant tout, un soubassement national. Aucun pays au monde n'a réussi un décollage économique sans la prise en compte de ses réalités et la participation de ses citoyens à l'effort national.

Comme le Congo, les pays émergents sont des pays en développement présentant un fort taux de croissance du PIB. Mais la comparaison s'arrête là. D'autres critères, et non des moindres doivent se conjuguer au taux de croissance soutenu pour atteindre cet objectif; il s'agit entre autres, du niveau relativement élevé d'industrialisation et d'exportation de produits industriels, du fort taux d'ouverture à l'extérieur et d'un marché intérieur en expansion. Selon toute vraisemblance, c'est loin d'être le cas du Congo.

Le concept de " pays émergent " est né dans les années 1980 avec le développement des marchés boursiers dans les pays en développement. Le premier à l'utiliser le terme " émergent " est Antoine van Agtmael, économiste néerlandais à la Société financière internationale en 1981 pour parler de pays en développement offrant des opportunités pour les investisseurs.

L'émergence n'est possible qu'avec des hommes.

Dans l'histoire économique, nous avons connu des modèles de croissance largement contredits et remis en cause par des dirigeants, volontaristes, visionnaires, qui comprenaient parfaitement les réalités et les aspirations de leurs Peuples à une période donnée. Or, Sassou n'a qu'une passion : lui-même, et une religion : le pouvoir pour le pouvoir.

Que deviendrait la Chine si Mao Tse Toung n'avait pas initié la révolution culturelle. Il était conscient de l'avantage comparatif indéniable de la Chine, sa population. Mao a eu comme mission d'inculquer les valeurs de travail, de patriotisme, d'efficacité avant l'avènement de la réforme et de l'ouverture du pays initiés par Deng Xiaoping. Ce dernier a fait preuve de souplesse incroyable dans l'entrée de la Chine dans le concert des grandes Nations économiques en utilisant le modèle "un Etat, deux systèmes" : ouverture et réforme tout en faisant de la propriété publique un pilier du système.

Ainsi, la Chine a eu un modèle de développement spécifique bien adapté et bien accepté par les populations. On peut citer, entre autres, Thomas Sankara, Lula du Brésil qui, malgré les difficultés et les erreurs, ont réussi un sursaut national. Evidemment, aucun travail n'est parfait, mais un modèle d'émergence très loin des réalités nationales a plus de chance de virer à la catastrophe.

Il est parfois difficilement admissible que des pays comme la Corée du Sud, la Turquie, la Malaisie qui avaient le même niveau de vie que le Congo se retrouvent dans le cercle des pays émergents. Mieux, nos voisins rwandais ou botswanais nous surclassent par leurs performances économiques. On ne peut pas affirmer que ces pays regorgent d'énormes ressources naturelles comme le Congo qui plie littéralement sous les recettes pétrolières exponentielles. Ils n'ont compté que sur la volonté de leurs dirigeants et sur le génie de leurs ressources humaines.

On ne le dira jamais assez, le capital humain reste à n'en point douter, un des facteurs d'émergence les plus décisifs, dont le Congo peut disposer rapidement ; à condition que le pouvoir le promeuve en priorité. Des talents de l'acabit du jeune Vérone MANKOU, expression du génie congolais, devraient être bien encadrés, cajolés ; mais surtout être mis à l'abri des frustrations pour  faire en sorte que, son patriotisme et ses potentialités ne soient nullement mis à mal par des politiques désastreuses,  inspirées par un tribalisme maladif.

Pour être sûr de satisfaire la demande sociale et consolider la croissance portée à bout de bras par la valorisation de la rente pétrolière, il faut effectuer une bonne orientation vers le travail et l'amour pour la patrie ; c'est-à-dire moins de politique et plus d'économie et de social.

A ce jour, nul  n'est éclairé sur l'hypothétique  dynamique du " Chemin d'avenir ", ni sur le  tonneau des danaïdes des municipalisations accélérées, le grand marché des opérateurs économiques véreux qui s'en donnent à cœur joie.  Il ne suffit pas de s'adresser aux citoyens à travers des débats fastidieux sur les plateaux de télévision ni par des sorties lassantes et communiqués endormants du porte-parole du gouvernement.

Toutes les recettes pétrolières du Congo pourraient être englouties dans des schémas hasardeux, et rien ne  permettra  de réaliser le plan émergent si la vision, les politiques ne sont pas comprises, partagées.

L'émergence ne sera jamais une réalité au Congo si les décideurs de demain se sauront jamais se départir de l'emprise des  consultants étrangers, mais aussi  des laudateurs nationaux  invétérés tels Théophile Obenga ou des Economistes d'un autre âge  comme Louis Bakabadio.

Les consultants internationaux n'ont jamais indiqué le bon chemin aux pays sous-développés.  Ils savent pertinemment que l'émergence de ces pays leur est préjudiciable. L'exemple des Brics (Brésil, Russie, Inde, Corée, Afrique du Sud) est assez illustratif de la difficulté des puissances occidentales sur le marché mondial. Elles sont obligées de délocaliser, de fusionner, de négocier des accords commerciaux pour trouver une compétitivité à leurs produits.

La réforme des institutions, préalable à l'émergence économique.

A un évident problème d'incompétence des hommes qui gouvernent le Congo, s'est greffé un autre impedimentum, plus insidieux ; mais plus grave puisqu'il empêche notre pays d'entrer dans la modernité : l'inanité de nos institutions. Notre pays doit donc, sans attendre, repenser un système, se dotéer d'institutions plus rassurantes qui permettraient de concilier d'une part , la diversité ethnique et culturelle, de l'autre, la cohésion et la maturité que suppose l'appartenance à une seule et même nation.

 Même l'alternance, expression de la vitalité d'une démocratie, devient une utopie. Face aux institutions incapables d'assurer une consolidation démocratique, les congolais sont désormais résignés à attendre un coup de main du Seigneur, quel qu'il soit.
Nos compatriotes doivent enfin comprendre, que plus que les milliards du pétrole, c'est la mobilisation des énergies populaires par l'émergence citoyenne à travers une véritable refondation institutionnelle, qui est une condition sine qua non de l'émergence économique.

Un partage efficace du plan d'émergence est incontournable. Que tous les acteurs de la vie sociale et économique se retrouvent dans cet idéal : l'élève, l'étudiant, le paysan, le marchand ambulant, le maçon, l'ingénieur, l'entrepreneur, le fonctionnaire, l'employé, l'opposant politique, le syndicaliste, l'acteur de la société civile.

Nous avons un système rigide, difficile à améliorer sans heurter les intérêts du clan des prédateurs. Et loin de consolider des perspectives intéressantes pour la jeunesse, le Congo assiste impuissant, à la fuite des cerveaux. Les cadres et intellectuels congolais brillants, compétents et honnêtes ont été laissés au bord de la route, les uns tombant dans les consolations dérisoires de l'alcool, les autres repliés dans celles plus douillettes des organisations internationales, l'errance dans les capitales occidentales, laissant écœurés, le Congo aux arrivistes pressés et affairistes.

Le sacrifice et le travail consentis par le Peuple congolais, premier concerné ; la volonté, la détermination et le comportement patriotique et exemplaire des tenants du régime, telles sont les conditions indispensables à la réussite du Plan Congo Emergent.

A mille lieues d'une quelconque émergence,  nous sommes pour l'heure,  immergés dans la torpeur et dans la résignation. Si on  n'y prend garde, avec Sassou comme commandant du navire Congo,  le pays n'avancera jamais, il ne reculera même pas. Car on avance ou on recule en surface, de façon horizontale. Le mouvement du Congo, sous le règne de Sassou Nguesso depuis plus de trois décennies, est vertical, mais dans le mauvais sens : le pays s'immerge. Inexorablement.

Djess dia Moungouansi.  « La plume du Congo-libre »

 

 

 

La polémique continue à Dolisie, commune et chef-lieu du département du Niari, après la visite du chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, au cours de laquelle, parlant en lieu et place des sages, Justin Koumba et Pierre Mabiala ont demandé au président de la République de changer de constitution. Dans le mot qui avait été préparé par les sages et signé par Jean-Baptiste Youndouka, président de la coordination départementale du Haut-conseil national des sages du Congo au Niari, il n’est nullement question de constitution.


Les sages y soulèvent plutôt des préoccupations sociales et économiques concernant leur département, après avoir remercié le chef de l’Etat qui a, déjà, pris en compte quelques unes des doléances comme le fer de Mayoko qui rentre, d’ici peu, en production. Il termine le mot, en invitant le chef de l’Etat à visiter leur siège, le «mouandza ou mbongui» du Niari. Mais, ce mot n’a pas été lu, la place leur ayant été soufflé par des autorités nationales originaires de leur département.
Face à cette mascarade et corruption, Justin Koumba et Pierre Mabiala,  ont demandé il y a quelques jours à leur chef, le dictateur Denis Sassou Nguesso de modifier la constitution, cela conduit à la « clarification » par le président des sages du Niari, Jean Baptiste Youndouka et à la reculade du chef de file des irresponsables au service de Sassou, Justin Koumba.
Certains sages, n’ayant pas apprécié et digéré que des corrompus, Justin Koumba et Pierre Mabiala, aient parlé au nom des sages du Niari qui souhaiteraient le pouvoir à vie du dictateur Denis Sassou Nguesso passant par la modification de la constitution de janvier 2002, se sont organisés depuis quelques jours et ont laissé clairement entendre qu’ils leur feraient payer cette indignité.
Et pour lier leur parole aux actes, un des sites du corrompu Pierre Mabiala aurait été pris pour cible entre les villages de Mila-Mila et Malolo. Deux véhicules ont été brulés par les jeunes du Niari.
Informé de ces remous, le dictateur qui a « peur » d’une contagion de la révolte populaire, a intimé l’ordre à ses valets de revenir sur leurs déclarations.
Un spectacle inédit s’est donc produit le mercredi 26 mars 2014 sur les deux chaines de télévision émettant à Dolisie. Le corrompu Justin Koumba s’est alors mis dans un jeu honteux de démenti de ses propres paroles prononcées de sa bouche : « notre message n’était pas adressé au nom des populations du Niari et que cela n’avait rien à avoir avec la constitution». Quelle honte ! Quelle lâcheté !
Afin de rassurer les populations et surtout « calmer les combattants pour la liberté », le président des sages du Niari, Jean Baptiste Youndouka, a été obligé de présenter le message qui avait été prévu être adressé au dictateur.
Le cortège du tour du Congo entamé par le dictateur Denis Sassou Nguesso pour préparer les populations à son projet morbide de modification de sa propre constitution a eu un accident sur le pont du Niari.
Il est clair que Denis Sassou Nguesso que certains présentent par ignorance d’homme fort, est bien « faible » et a « peur » de notre peuple. Il ne peut s’hasarder à affronter notre peuple meurtri par plus de 35 années de souffrances et d’humiliations. Il en est conscient et ne peut se le permettre.
Ses valets et corrompus auront compris que le terrain n’est pas si facile qu’ils ne le croient.
Tout le monde se rappellera du discours de ce fameux Pierre Mabiala à la Conférence nationale souveraine, alors représentant d’une association des étudiants de l’époque, « ULEC », Union Libre des Etudiants du Congo. Il déclarait « Sassou Nguesso, cette fois-ci, les étudiants ne vous lâcheront pas ». Il brandissait alors la colère des étudiants contre le dictateur Denis Sassou Nguesso, qui aujourd’hui devient le seul homme par qui il se rassure de l’enrichissement illicite.
Le comportement de Justin Koumba, alors collaborateur du premier ministre de transition, vis-à-vis du dictateur Sassou est connu de tous. L’autrefois défenseur de la démocratie contre le dictateur Denis Sassou Nguesso, l’ignoble Koumba est devenu le chef de file des corrompus du Niari, qui pleurnichent et exigent de Sassou, un pouvoir à vie. « Djess » Koumba, de son surnom sera l’un des premiers a jeté le dictateur comme une musaraigne.
Saluant le courage et la dignité des combattants du Niari, le peuple du Niari  », la signifié clairement, « nous n’accepterons pas que notre peuple soit la énième victime de la folie pour le  pouvoir du dictateur Denis Sassou Nguesso ».
Nous combattrons cette dictature jusqu’à la liberté de notre peuple. Que ses soutiens le notent.
Il est clair que, Dolisie ne sera pas le paillasson sur lequel le dictateur viendra essuyer ses mains pleines du sang de notre peuple.


SOURCE:  MCCD