Le lundi 6 juillet 2015,le camarade Pascal TSATY MABIALA, Premier Secrétaire de l’Union Panafricaine pour la DémocratieSociale (U.PA.D.S), Député et Président du Groupe parlementaire de l’U.PA.D.S à l’Assemblée-nationale s’est vu interdire la sortie du territoire national.

 

 

 

La Direction Nationale de l’UPADS rappelle que la constitution du 20 janvier 2002 garantit la liberté de circulation   de tout citoyen suivant les dispositions des articles 16 et 21 qui stipulent respectivement que :

 

Article 16 : « Tout citoyen a le droit de circuler librement sur le territoire national.

 

Il a le droit de sortir librement du territoire national, s’il ne fait l’objet                de poursuites pénales et d’y revenir ».

 

 

 

Article 21 : « l’Etat reconnait et garantit, dans les conditions fixées    par la loi, la liberté d’aller et de venir, d’association, de réunion, de cortège    et de manifestation ».

 

 

 

Cette même constitution accorde à tout membre du parlement l’immunité parlementaire à travers l’article 101 alinéas 2 et 3  qui dispose que : « aucun député, aucun sénateur ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté sans l’autorisation de la chambre à laquelle il appartient,              sauf cas de flagrant délit de poursuite autorisées ou de condamnation définitive.

 

Aucun député, aucun sénateur ne peut, hors de session, être poursuivi           ou arrêté sans l’autorisation du bureau de la chambre à laquelle il appartient sauf cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitives ».

 

 

 

Malgré toutes ces dispositions constitutionnelles qui garantissent la liberté d’aller et venir des citoyens ainsi que l’indépendance des parlementaires, les éléments de la force publique congolaise qui ont exécuté cette forfaiture ont affirmé avoir reçu leurs ordres du haut sommet de façon verbale , consacrant ainsi le caractère voyou de l’Etat.

 

L’U.PA.D.S relève que ces actes attentatoires aux libertés individuelles              et à l’honorabilité de son Premier Secrétaire, le camarade Pascal TSATY MABIALA, sont une provocation supplémentaire de mauvais goût du pouvoir P.C.T qui cherche à troubler la paix et la quiétude dans notre pays à des fins      de diversion du peuple congolais au moment où le Parti Congolais du Travail (P.C.T) et ses alliés s’apprêtent à organiser un monologue dans le but d’exécuter un coup d’Etat au travers  de la violation de la constitution du 20 janvier 2002

 

 

 

L’U.PA.D.S rappelle à l’opinion nationale et internationale que les actes              de provocation du pouvoir à l’endroit des partisans du NON AU CHANGEMENT de la constitution du 20 janvier 2002 sont légion. A titre d’illustration :

 

Øla bastonnade et l’arrestation des responsables et militants des partis                   et associations du mouvement citoyen ;

 

Øles multiples entraves à la tenue des activités des partis politiques de l’opposition qui peinent à obtenir des autorisations des autorités locales  et même des salles de réunion ;

 

Øla programmation du meeting du P.C.T, le vendredi 03 juillet 2015 à 14 heures précises dans la salle des congrès du palais des congrès, alors même que cette salle avait déjà été accordée à l’U.PA.D.S ce même vendredi, pour toute la journée à l’occasion de la tenue du congrès constitutif de l’organisation politique de ses  femmes, etc …

 

 

L’U.PA.D.S s’insurge contre ces pratiques qui ne visent qu’à faire reculer              la démocratie et à légitimer le non respect des droits et libertés fondamentaux des citoyens. Seul le respect de la loi et des principes démocratiques                 par chacun et par tous0, permettra de garantir la paix et la tranquillité du peuple congolais ainsi que la stabilité des institutions dans notre pays.

 

L’U.PA.D.S qui prend une fois de plus  à témoin l’opinion nationale et internationale, condamne la politique d’intimidation pratiquée par le pouvoir P.C.T et l’invite à intérioriser les lois et valeurs de la République qui s’imposent à tous sans exception. L’émergence au Congo d’un véritable Etat démocratique en dépend.

 

L’UPADS  ne se laissera pas intimider par les manœuvres du pouvoir PCT et se  défendra par tous les moyens légaux de l’Etat de droit.

 

L’UPADS se réserve le droit de rechercher par voie judiciaire les véritables responsables de cette interpellation  organisée contre son Premier Secrétaire et Président du Groupe parlementaire à l’Assemblée-nationale, le camarade Pascal TSATY MABIALA.

 

Fait à Brazzaville, le 09 juillet 2015

 

 

 

La Direction Nationale de l’U.PA.D.S