Camarades Membres du Conseil National,

 

Camarades Membres du Bureau Politique,

 

Mesdames et Messieurs  les invités,  représentantes des Partis amis,

 

Camarades femmes,

 

J’ai l’insigne honneur  de consacrer avec ce Congrès, l’institution de l’organisation nationale des femmes de l’U.PA.D.S.

 

Comme vous le savez, après notre élection le 09 juin 2013 à la tête du Parti, lors de son Congrès Unitaire Extraordinaire, nous nous étions assigné pour missions de relancer la vie de notre Parti afin de le doter de structures dignes d’une organisation politique moderne. Nous nous en réjouissons aujourd’hui d’autant que ce Congrès parachève le programme de mise en place des outils de fonctionnement du Parti.

 

Mais, avant toute chose, permettez-moi de vous dire toute mon émotion et mes remerciements sincères et appuyés à tous  nos invités qui ont bien voulu rehausser de leur présence la solennité de cette cérémonie d’ouverture du Congrès des Femmes de l’U.PA.D.S.

 

A ces invités, je m’adresse tout particulièrement aux deux représentantes du S.D.F du Président John FRU-NDI figure historique de l’opposition Camerounaise, venues du Cameroun nous témoigner de leur amitié, de leur fraternité et surtout venues nous apporter leur expérience dans la gestion d’une organisation féminine. Je vous invite à les applaudir.

 

A toutes et à tous ici présents, je vous dis simplement merci.

 

Connaissant  les nombreuses occupations de la femme congolaise en cette période de l’année et tout particulièrement, celles qui affrontent  au quotidien les dures contraintes de la vie ou plutôt de la survie, je ne peux m’empêcher de vous remercier effectivement pour avoir abandonné vos lointains départements, villages, champs, tables de petits commerces ou autres occupations professionnelles pour répondre à l’appel du Parti.

 

 

 

Qui aurait imaginé un tel engouement, une telle bravoure des femmes quand l’on sait les desseins nocifs des campagnes médiatiques du PCT contre notre Parti, campagnes médiatiques relayées au quotidien par les médias publics  financés par nos impôts et par l’argent de tout notre peuple.

 

Depuis le refus de l’U.PA.D.S de prendre part aux consultations initiées par le Chef de l’Etat, pour des raisons objectives, tous les malheurs des Congolais, d’hier, d’aujourd’hui et peut être de demain sont curieusement attribués à l’U.PA.D.S. Mais ne dit-on pas que si l’on ne parle pas de vous c’est que vous n’existez pas ? Et aussi, que l’on ne jette des pierres que sur un arbre qui porte des fruits.

 

A vous toutes qui avez bravé les entraves à la tenue de ce Congrès, je vous présente simplement mes félicitations et vous remercie.

 

Camarades femmes de l’U.PA.D.S,

 

Votre Congrès se tient après celui bien réussi des jeunes. L’U.PA.D.S est une fois de plus présente au rendez-vous de son histoire. Honte aux oiseaux de mauvais augure, à ceux qui avaient fait le pari de l’effondrement de notre Parti, de sa mort et qui persévèrent dans les attaques de bas étages, les lâches complots, les campagnes mensongères d’intoxication contre l’U.PA.D.S, son Président Fondateur et ses dirigeants.

 

La preuve de votre attachement au Parti est établie. Vous êtes dans cette mythique salle du Palais des Congrès, nombreuses, portées par le sens du devoir et de la  dignité. Les plus nombreuses d’entre vous n’y sont pas. Indépendamment de leur volonté, elles sont malheureusement absentes et regrettent sans doute de ne pas être à votre place. Somme toute, la plus belle femme au monde ne peut offrir que ce qu’elle possède.  En effet, les contraintes financières du Parti ne nous ont pas permis de relever les quotas de participation à ce Congrès.

 

Le Secrétariat National, par ma voix, sollicite la compréhension de celles qui n’ont pu être retenues et leur demande de se reconnaitre en vous qui avez été sélectionnées et qui les représentez si dignement.

 

 

 

 

 

Camarades femmes,

 

Dépositaires du sceau de la procréation et de la vie, la vie que vous donnez dans la douleur et parfois au prix de votre propre                                                                                                                                                                                                                                                                                 vie, vous êtes les protectrices les mieux indiquées de cette même vie. Soyez en jalouses. Ne dit-on pas que « l’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse silencieusement» ? Telle cette forêt silencieuse qui pousse, reconstruisons ensemble notre Parti dans la défense des idéaux panafricanistes imprimés par notre Président Fondateur, le Professeur Pascal LISSOUBA.

 

A la lecture du thème de votre Congrès proposé par la Commission Préparatoire et validé par le Secrétariat National, vous vous engagerez bientôt  à défendre au quotidien l’idéal panafricain qui vous rapprochera des autres femmes d’Afrique, soumises aux mêmes conditions que vous.

 

De même, à l’heure où l’égalité hommes-femmes est de plus en plus mise à mal dans notre pays, classé au 121e rang en termes de représentation des femmes dans les instances de prise de décision, selon le Programme des Nations Unies pour le Développement, la Direction de notre Parti ne rechigne pas à l’idée de donner à la femme la prééminence dans la vie politique. Précurseur dans cette politique de féminisation de la vie politique, ne l’oublions pas, Pascal LISSOUBA a été le premier Président au Congo à élever une femme à la fonction de Directrice de Cabinet.

 

En effet, pour l’U.PA.D.S, la parole de la femme doit compter au même titre que celle de l’homme, d’autant plus que le glas de la marginalisation et de la discrimination a sonné. Jamais plus dans ce pays la femme ne sera confinée dans ce seul rôle de mère ou d’épouse, elle ne sera plus regardée, ainsi que le dit la Sainte Bible, comme la cause du péché originel (par la faute d’Eve), mais sera reconnue à jamais par ses qualités, par sa capacité à œuvrer sans complexe au côté de l’homme, son semblable.

 

Tout en vous priant de rester fermement « debout »,comme nous l’enseigne notre hymne national, pour ne pas mourir à genoux, je vous demande de ne pas céder aux provocations, aux intimidations et menaces. Vous feriez ainsi échec à la violence qui jalonne douloureusement l’histoire de notre pays.

 

 

 

 

 

Camarades femmes,

 

Attendu ardemment par toutes les forces vives de la Nation, le président de la république du Congo venait, dans un message à la nation le 30 juin 2015, d’annoncer la tenue d’un dialogue sans  exclusive  appuyée par la publication de trois décrets portant respectivement, création, attributions et organisation d’un dialogue national 2015, création et nomination des membres  de la commission préparatoire au dialogue national 2015. Il a, dans le même message, fixé la date de tenue de ce dialogue du 11 au 15 juillet 2015, ainsi que les points à soumettre au débat.  L’U.PA.D.S constate que le président a pris en compte la question de la gouvernance électorale à laquelle il ne prêtait aucune attention.

 

Malheureusement ce dialogue est annoncé dans un contexte de violence verbale et de menaces de la part de Monsieur le Président de la République, garant de la paix. Comment peut-il dire que ceux qui sont contre son projet de changement de Constitution sont ceux qui ne se sont pas encore blessés à la langue, autrement ils connaitraient le gout du sang. Nous voulons dire ici à Monsieur le Président de la République que nous sommes contre le changement de la constitution  en vigueur dans notre pays, même au prix de nos vies.

 

L’U.PA.D.S est un parti de dialogue. Il l’a démontré à maintes reprises et a toujours pris part aux concertations et autres dialogues initiés par le gouvernement, parfois au risque de scission en son sein. Cependant, tirant les leçons des précédentes concertations et autres espaces d’échanges , l’U.PA.D.S et les autres forces politiques et sociales ont  décidé de ne pas prendre part aux consultations politiques  récemment organisées par le Président de la République. Cette décision, nous la croyons bonne, car notre base nous a soutenus. Ce ne fut pas un comportement surprenant, comme il le dit, mais une position responsable répondant à notre droit à émettre un point de vu contraire qui est l’essence même du système démocratique qu’il n’a jamais en réalité accepté. Ce qui n’est nullement un acte attentatoire à la paix, parce que l’U.PA.D.S n’est pas un Parti va-t-en guerre. Nous affirmons ici que le Président de la République et son Parti  perturbent la paix et divisent la Nation.

 

Le dialogue, pour le PCT et son président, est un simple mot pour distraire l’opinion. En effet, ceux qu’ils ont organisé antérieurement n’ont jamais produit le progrès, ni la compréhension mutuelle, ni l’apaisement. Autrement dit, on ne serait pas aujourd’hui en train d’exiger la gouvernance électorale !

 

L’U.PA.D.S condamne la méthodologie d’approche de l’organisation et la convocation du dialogue voulu par tous, qui traduit le passage en force pour aboutir au coup d’état constitutionnel longtemps projeté par le pouvoir, plaçant le Congo dans un système démocratique de régression. A cet effet, nous posons les préalables suivants pour notre participation :

 

1       - Reconsidérer des décrets n°659 et 660 du 1er juillet 2015 portant organisation et nomination des membres de la commission préparatoire au dialogue national 2015, afin que sa composition  assure la représentation des différentes parties prenantes à savoir : la majorité, l’opposition, les partis du centre, la société civile, l’administration,  depuis la coordination jusqu’aux commissions et sous-commissions.

 

2       - Fixer la date et la durée de la tenue du dialogue après les travaux de la commission préparatoire.

 

3       - Rendre exécutoires les conclusions arrêtées sans en référer au Président de la République qui n’aura qu’à en prendre acte.

 

4       - Garantir l’application des décisions par un Comité d’observateurs de l’Union Africaine.

 

Si ces conditions minimales ne sont pas acceptées, l’U.PA.D.S ne prendra pas part au dialogue projeté et entend défendre sa position, quoi qu’il lui en coûte.

 

 Le Congo est un bien commun. Le Président SASSOU ne doit, sous quelque prétexte que ce soit, le domestiquer pour le donner demain en héritage à sa descendance.

 

Que ceci soit clair : L’U.PA.D.S se battra pour que l’alternance se  produise en 2016, car elle permet le renouvellement des dirigeants et le renforcement de la démocratie.

 

Camarades femmes,

 

En tant que femmes fières et engagées, il vous faut après ce Congrès  vous prémunir contre la démobilisation, le défaitisme et la résignation. Et toute notre quête tend à assurer la pérennité des valeurs de courage et de détermination.

 

Je ne saurais terminer mon propos sans en appeler au rassemblement et à l’union de toutes les femmes de notre pays, sans distinction d’ethnies, de région ou de religion. Par delà cet appel pressant aux femmes de l’U.PA.D.S, nos mères, nos sœurs, nos épouses, nous nous adressons à tous les Républicains, à tous les Démocrates Congolais de quelque bord politique qu’ils appartiennent, pour constituer un front plus large que le FROCAD, afin d’arrêter les dérives dictatoriales et népotistes du Président SASSOU-NGUESSO qui n’a pas été élu pour ramener politiquement le Congo en arrière que la C.N.S avait placé au rang des pays démocratiques.

 

Ce rappel est inspiré de l’acte de foi contenu dans la pensée du Président Pascal LISSOUBA,qui avaittoujours appelé au rassemblement de tous les Congolais pour donner la priorité au Congo. Je suis convaincu que les  conclusions de vos travaux éveilleront les consciences, dissiperont les doutes, ranimeront les indolentes et raviverons la flamme de la lutte libératrice à demi-teinte aujourd’hui.

 

Vive le Président fondateur de notre Parti, le Professeur Pascal LISSOUBA,

 

Vive l’U.PA.D.S,

 

En vous souhaitant pleins succès,

 

Je déclare ouverts les travaux du Congrès Constitutif des Femmes de l’U.PA.D.S.

 

 

 

-         Je vous remercie -