Après avoir faussement pris de la hauteur, l'homme qui "dormait pour lui"- Sassou dixeo -, est sorti du bois en convoquant partis politiques, associations, société civile et individualités, à un dialogue à bâtons rompus sans ordre du jour. Et pourtant tout se savait. L'homme qui est né pour commander aux congolais est habité par la hantise de changer la Constitution ce qui lui permettrait de quitter la scène politique les pieds en avant, lui évitant les humiliations vécues par tous les déchus en Afrique et dans le monde. Flairant le piège et se souvenant amèrement des concertations de Brazzaville, d'Ewo et Dolisie, l'U.PA.D.S s'est détournée de ces dialogues injonctions-chantages. Echaudée par les précédentes rencontres dont les conclusions ont été jetées aux orties par le PCT, parti notoirement connu pour la tricherie, le tribalisme, les crimes de toutes sortes. On pense que M. Denis Sassou Nguesso a dû sortir des sommes faramineuses pour corrompre tous ceux qui ont répondu à ces passe-temps. En clair, l'orviétan. Sassou Nguesso a distribué de l'argent à son clan et à ses adulateurs tout en leur exigeant de chanter le changement de la loi fondamentale comme moyen essentiel de moderniser les institutions du pays et criminaliser tous ceux qui s' y opposent. Or ces institutions sont taillées sur mesure par le nkani d'Edou-Oyo. M. Sassou Nguesso, celui-là qui en 1977, massacra un prélat, deux présidents et un officier supérieur, avant de récidiver l'année d'après en endeuillant une dizaine de familles au motif que les victimes n'étaient point de sa tribu, de sa région. M. Sassou Nguesso n'est pas une colombe. Qu'on interroge la famille de feu Pierre Anga.
L'empressement feinte de "l'homme des masses, l'homme des actions concrètes, le bâtisseur infatigable", le plus grand corrupteur de tous les temps qui a vu ce qui est advenu à MM. Mobutu, Kadhafi, et tout récemment à l'ami Blaise, s'est vite aperçu que les associations des affidés n'ont jamais sauvé un pouvoir usé , incompétent et honni.

Les concertations de ces derniers jours ont montré au pouvoir qu'il ne fait plus peur et le Congo ne veut plus de ce pouvoir qui s'occupe plus du monde entier que de lui. L'U.PA.D.S martèlera le message qu'elle ne cesse de répéter d'une conférence à un meeting.
 
Le message que l'U.PA.D.S, le FROCAD, les associations ainsi que la société civile doivent marteler est triple : 1- pas de changement de la loi fondamentale, 2- 2016 fin de mandat de M. Sassou Nguesso et enfin 3- tous ensemble organisons les élections selon les normes internationales avec en amont 3.1- une révision du fichier électoral crédible, 3.2- distribution des cartes électorales biométriques, 3.3- une commission électorale indépendante , 3.4- le jour du vote l'encre indélébile dans les bureaux, 3.5- passage de tous les acteurs et partis politiques de façon équitable dans les médias d'Etat.

En 2016, le Congo doit être gouverné par un président qui s'occupe des problèmes du peuple, qui réfléchit au devenir des congolais . Le pouvoir actuel passe le plus clair de son temps dans le vol, la jouissance, le sectarisme, dans le cynisme et la corruption. Il nous faut un gouvernement qui réconcilie le Congo, qui prépare le pays aux défis de demain...
 
Yves Franck MBAMA NGANKOUA