Le pouvoir s’est réveillé sonné par ce qui s’est passé deux samedis et deux dimanches de suite dans les deux plus grandes villes du Congo où la jeunesse désabusée a crié son ras-le-bol.

 

Les matches opposant l’équipe nationale Les Diables Rouges à des équipes africaines qualifiées à la phase finale de la CAN ont été l’occasion pour la jeunesse de sortir un carton jaune à l’équipe PCT et surtout à son inamovible capitaine M.  Denis Sassou Nguesso. En effet, que les Diables Rouges l’emportent ou perdent, la jeunesse congolaise s’est  saisi de ces occasions pour sanctionner  l’équipe de M. Pierre Ngolo PCT pour mauvais jeu  avant le carton rouge qui va les exclure du stade. Le temps est arrivé pour que cette équipe qui joue à la paupérisation de la jeunesse   plie bagages et rejoigne  non pas les vestiaires mais leurs maisons. Sans avenir, la jeunesse congolaise vient de prendre conscience que sa situation est plus que  dramatique. Diplômés ou non, les jeunes congolais sont livrés à eux-mêmes. Les plus courageux font des petits boulots, d’autres s’adossent encore sur les parents  retraités dont les pensions ne  leur permettent pas de se soigner, de se vêtir et de se nourrir. Bravant la brute police de MM. Sassou, Ndenguet et Obara, elle vient de s’élancer, armée de sa soif de liberté et sa quête de bonheur,  à la conquête son INDEPENDANCE. Au pouvoir, elle vient d’envoyer un double message : il est temps que tu t’occupes du Congo. Mieux, il est temps qu’avec l’opposition, tu organises  ton départ à travers une élection libre et transparente. La jeunesse n’attend plus, elle qui a trop espéré est à  bout.  En effet,  au moment où les ressources générées par les industries extractives- le pétrole  notamment,  l’Etat aurait dû diversifier l’économie, créer des emplois au lieu de fricasser  avec une insouciance criminelle les derniers publics en devenant la banque d’investissement de toute l’Afrique : Niger, Togo, Guinée, Côte d’Ivoire, la CentrAfrique dont les fonctionnaires ont été payés par notre pays. Cette  façon de faire est méprisante. Alors que la jeunesse congolaise est frappée par un chômage endémique et le Congo manque de tout, les hommes au pouvoir et leurs familles se vautrent dans un « bonheur » insolent et révoltant. Comment dans ces conditions peu reluisantes, la jeunesse pourrait-elle rester stoïque ? Ces réactions de la jeunesse citadine est un démenti cinglant infligé à M. Sassou Nguesso et au pouvoir PCT, eux qui claironnent partout que les quartiers nord de Brazzaville sont non seulement sécurisés mais et surtout ils seraient acquis au pouvoir. Or,  dans Brazzaville nord, quelques biens mal acquis sont partis en fumée. De Pointe-Noire à Brazzaville. On a vu les jeunes de Pointe-Noire et de Brazzaville affronter la police, criminelle, du trio Sassou –Ndenguet-Obara.  M. Pierre Ngolo et le PCT, M. Pigasse et Mme Arlette Nonault-Soudan,  MM. Asie Dominique de Marseille et Joachim Mbandza et consorts savent désormais que la jeunesse congolaise est prête à se mettre au travers de leur chemin dès qu’ils auraient touché à un seul article de la constitution. Puissent ces signes revigorer les esprits peureux qui sont terrorisés par M. Sassou Nguesso et sa police politique de triste réputation.  Ce message sublime est, en ricochet, destiné à l’Opposition qui est sur le point de succéder à  M. Sassou et au PCT ; qu’elle incorpore dans son projet de société une place à la jeunesse pour qu’elle joue pleinement son rôle moteur.

 

Concluons avec le poète «  Mesurer l’orteil d’un géant, c’est mesurer le géant ».

 

Moké.