Nous rendons grâce au bon Dieu qui nous a gardés pendant toute l’année 2014 malgré les difficultés auxquelles tous les Congolais ont dû faire face.

Pendant l’année 2014, le gouvernement et son président avaient promis le bonheur au peuple congolais. Le chemin d’avenir était le présenté comme la solution pour que le Congo marche vers la modernité et devienne pays émergent d’ici 2025.

Force est de constater qu’à la fin de l’année 2014, aucune des promesses faites n’a été tenue :

Les routes restent impraticables, les hôpitaux manquent toujours de médicaments et de matériels nécessaires pour que les Congolais soient soignés, les Congolais n’ont pas de travail, ils n’ont rien à manger et leurs enfants ne sont pas correctement scolarisés… Et ainsi de suite, nous pouvons énumérer les promesses non tenues et la souffrance des Congolais.

Dans le même temps, le Congo a eu une forte croissance économique et le président a affirmé à plusieurs reprises que le budget de l’Etat a été excédentaire, et ce depuis quelques années.

Dans une démocratie sérieuse, le président ne se serait pas contenté de dire que le budget a été excédentaire. Il aurait dû dire aux Congolais comment les excédents budgétaires ont été utilisés pour solutionner les problèmes des Congolais, département par département.

En cette année 2015 qui marquera un tournant dans la lutte pour l’alternance en 2016, je vous assure que l’UPADS sera mobilisée pour que la démocratie, l’Etat de droit et l’espoir de développement de notre pays deviennent une réalité. L’UPADS sera toujours du côté du peuple pour garantir les libertés individuelles, la liberté de la presse et le développement humain.

Chers compatriotes,

Le monde a beaucoup changé et il est sans cesse en mouvement. Mais le Congo stagne, reste immobile à cause d’un pouvoir qui ne comprend pas les enjeux internationaux et les défis qui nous guettent. Ainsi, le Congo ne pourra prendre toute sa place dans le concert des Nations s’il y a toujours à sa tête la mal-gouvernance, le clientélisme et le familiarisme politique.

Notre pays le Congo a vocation à jouer un grand rôle dans la stabilité de la sous-région, de l’Afrique et du monde. Nos forces sont toujours stationnées en Centrafrique, ce qui montre l’importance de notre pays. Malheureusement, le candidat du Congo pour le poste de Secrétaire Général de l’OIF n’a pas été retenu à cause de la politique du pouvoir actuel.

Le Congo n’est pas la propriété d’un clan, d’un groupe et moins encore d’une famille.

Il n’y a jamais eu de précédents dans notre pays comme ce que nous vivons aujourd’hui. Une même famille, les Nguesso qui sont à la présidence (le père), au gouvernement (le neveu), au parlement (les enfants). Doit-on croire que le Congo maque de cadres capables d’occuper ces fonctions pour souffrir d’une gestion monarchique du pays? Cela doit-il continuer après 2016 ?

En cette année 2015 qui va commencer, nos pensées vont aussi à toutes les familles des quartiers nord de Brazzaville endeuillées pendant les évènements de mars 2012. Ces familles attendent toujours des solutions pour être dignement relogées et leurs enfants scolarisés.     

Nous invitons donc les forces vivent du Congo et du monde de nous rejoindre pour que les congolais revive ce moment que nous avons connu en 1992, lorsque le professeur Pascal Lissouba avait remporté les seules élections présidentielles vraiment organisées au Congo, car pour rappel, le professeur Lissouba n’était ni président (c’était Denis Sassou Nguesso), ni premier ministre (c’était André Milongo).

Tous ensembles, mobilisés et déterminés, nous avons la capacité d’empêcher le changement de la constitution et garantir l’alternance au pouvoir en 2016.

Pour le moment et malgré les difficultés, je vous souhaite les vœux les plus chaleureux pour 2015.

Vive la République et vive le Congo