Monsieur Denis Sassou-Nguesso, encore Président de la République du Congo jusqu’en juillet 2016, affiche des airs de Garrincha, le plus grand dribbleur de tous les temps, avec en plus le maniement de la violence contre ses adversaires.

  • Après avoir écarté et embastillé le trublion Marcel Ntsourou ;
  • après les expulsions des journalistes Sadio Kanté-Morel et Elie Smith (question de pouvoir torturer « tranquillement en famille ») ;
  • après la disparition de Monsieur Bouzeze Milandou Chadrin dont on sait qu’il a été arrêté par la police ;
  • après l’arrestation du Docteur Eugène Niangui Mankélé ;
  • après le sac du domicile de Monsieur Clément Miérassa suivie de l’incarcération hors procédure de plusieurs membres de l’opposition, parmi lesquels Michel Mvoula-Tsiéri, membre éminent du Secrétariat National de l’U.PA.D.S ;

 

Monsieur Denis Sassou-Nguesso envoie ses affidés pour créer une diversion de haute facture.

De lui, nous pouvions attendre sans surprise les manœuvres dilatoires des plus tordues. Il a choisi la combinaison des Pierre pour répandre de la fumée sur l’agenda des évènements dans notre pays.

En effet, avec deux jours de retard sur le calendrier qui avait été annoncé, Pierre Ngolo et Jean-Pierre Manoukou Kouba ont été envoyés pour dire devant les média nationaux la décision prise lors de la réunion extraordinaire du  Bureau Politique du P.C.T.

Si certains ont interprété leurs interventions comme une reculade du pouvoir de Mpila, je considère pour ma part que Sassou est entrain de disposer le ballon de sorte qu’il soit en sa faveur. En cela il espère surpasser les plus grands dribleurs.

Il nous est dit que le P.C.T entre enfin dans le débat sur « la modification de la Constitution », la décision devant être prise à la base (du P.C.T).

Il nous est dit qu’il y aura un consensus sur  « la modification de la Constitution », entre majorité et opposition.

On ne saurait faire plus fort, car les deux annonces concernent  « la modification de la Constitution », ce qui en fait des déclarations de guerre dans la mesure où l’insistance sur la  « la modification de la Constitution » montre la grande surdité du pouvoir, une véritable cophose.

Faudra-t-il en arriver à la confrontation pour que Monsieur Denis Sassou-Nguesso et ses amis comprennent ce que nous n’avons pas arrêté de dire depuis longtemps ?

  • « Ni révision, ni modification de la Constitution du 20 janvier 2002 » ;
  • « Touche pas à ma Constitution » ;
  • « Pas de changement de la Constitution ».

Et, quel serait le cadre de la discussion qui accoucherait de cet hypothétique consensus ?

 

  • Le parlement ? Dans ses deux chambres, il est aux ordres de Monsieur Denis Sassou-Nguesso et n’est préoccupé que par le prestige et les  avantages liés aux fonctions de sénateur et de député.
  • La voie référendaire ? Elle ne saurait être acceptable : le Recensement Administratif Spécial de 2013 a consacré l’ingénierie de la triche et ses résultats, partiellement et unilatéralement publiés par Monsieur Raymond Zéphirin Mboulou ministre de l'intérieur et de la décentralisation du gouvernement Sassou, sont contestés de toute part, y compris par les partenaires de la Concertation de Dolisie.
  • Le recours aux « sages » ? Cette rigolage inaugurée à Dolisie par Justin Koumba et Pierre Mabiala n’est ni légale, ni légitime, et encore moins juste.

 

L’offre de consensus de Monsieur Sassou-Nguesso est un miroir aux alouettes qui ne saurait attirer que ceux qui espèrent des macarons ministériels ou des prébendes distribués par l’homme de Mpila. Que Monsieur Denis Sassou-Nguesso, ainsi que le P.C.T et ses satellites sachent que la réponse est définitivement NON ! Le Congo réclame l’alternance.

 

Le 10 novembre 2014,

Didier Mahouèle ma Makita

Equipe de rédaction

LES PALMIERS, mensuel d’information de l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale