Depuis le mouvement insurrectionnel du peuple Burkinabé qui a entraîné la chute du Président Blaise Compaoré qui se croyait indéboulonnable, les autres chefs d'état africains qui se comportent comme lui vis-à-vis de leurs peuples ont des soucis à se faire, et essayent d'étouffer l'opposition en la terrorisant pour empêcher quelqu'éventuel mouvement de contestation populaire. C'est le cas du Congo Brazzaville où la réunion de quelques membres de l'opposition a été brutalement dispersée par les forces de l'ordre.

Selon RFI, la réunion du Parti social démocrate congolais (P.S.D.C) du Président Miérassa, organisée à son domicile le mardi 04 novembre 2014 à Brazzaville, a été violemment dispersée par des éléments de la police congolaise. Tous les téléphones portables et les ordinateurs ont été saisis et plusieurs participants à cette réunion ont été arrêtés. Après nos enquêtes, il s'est avéré que parmi ces détenus figure un membre du secrétariat national de l'U.PA.D.S : le camarade Michel Mvoula Tsiéri.

C'est là un véritable abus de pouvoir, lamentablement acté. Cette réunion étant organisée dans un cadre strictement privé, aucune autorisation des pouvoirs publics n'était requise, conformément à ce que stipule la Constitution congolaise. Il apparaît clairement que les autorités de Brazzaville sont prêtes à user de violence, à exercer des actes de tyrannie, et à bafouer les libertés individuelles pour le maintien obstiné du pouvoir.

A ce propos, que dit le préambule de la constitution congolaise :
"Nous, Peuple Congolais,
Proclamons notre ferme volonté de bâtir un Etat de droit et une Nation fraternelle et solidaire ;
Condamnons le coup d'Etat, l'exercice tyrannique du pouvoir et l'usage de la violence politique sous toutes ses formes, comme moyens d'accession au pouvoir ou de sa conservation ; Adhérons aux valeurs universelles de paix, de liberté, d'égalité, de justice, de tolérance, de probité et aux vertus de dialogue, comme références cardinales de la nouvelle culture politique  ".

A la lumière de ce paragraphe, nous pouvons affirmer sans crainte d'être contestés que la dispersion violente de la réunion du mardi 04 novembre 2014 au domicile de Monsieur  Miérassa, Président du P.S.D.C et Coordonnateur du Mouvement Citoyen pour le Respect de l'Ordre Constitutionnel, est un acte criminel et anticonstitutionnel posé par le pouvoir de Brazzaville, lui qui est censé garantir cette Constitution qui dit également en son article 14 : " Le domicile est inviolable. Il ne peut être ordonné de perquisition que dans les formes et les conditions prévues par la loi ".

Aussi, déplorant ces actes inqualifiables, nous demandons aux autorités de Brazzaville de respecter la Constitution, notre Constitution, pour la sécurité et la paix du peuple congolais, deux principes ou attributs mainte fois prêchés par le Président Sassou Nguesso. Si le délit d'opinion n'existe pas en république du Congo alors, ceux qui ont été arrêtés lors de cette réunion politique n'ont pas leur place dans des geôles à Brazzaville. Les méthodes Staliniennes de gestion du pouvoir sont d'un autre âge, et les nostalgiques de cet âge devraient en prendre conscience.

L'intimidation sera de nul effet sur la détermination de l'U.PA.D.S et de l'Opposition congolaise à défendre la Constitution du 20 janvier 2014. Ni révision, ni changement : telle est notre détermination et rien ne saurait l'ébranler.

La libération du Camarade Michel Mvoula Tsiéri ne doit être ni conçue ni perçue comme une négociation, mais comme la simple application des lois de la République.


L'équipe de rédaction
LES PALMIERS, mensuel d'information de l'Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale