Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat sanglant, Blaise COMPAORE préside sans partage aux destinées du Burkina Faso depuis vingt sept (27) ans.

Voici deux (2) ans que le pays des Hommes intègres traverse une forte zone de turbulence provoquée par la funeste volonté de son Président  à modifier la constitution de son pays pour vouloir briguer un nouveau  mandat.

Cette attitude suicidaire condamnée et dénoncée par les forces politiques et la société civile du Burkina Faso vient de connaître son épilogue à travers l’insurrection populaire de ces dernières heures.

L’opposition du peuple Burkinabé au projet de modification de l’article 37 de la constitution est la preuve du rejet des politiques monarchiques de certains Chefs d’Etat africains.

Au regard de ce qui précède, l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (U.PA.D.S) tient à apporter son soutien à la lutte des forces démocratiques et au peuple burkinabé. Aussi, 

- l’U.PA.D.S condamne-t-elle toute velléité de vouloir s’éterniser au pouvoir de certains Chefs d’Etat africains frappés par les dispositions constitutionnelles de leurs pays respectifs ainsi que celles contenues dans la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance ;

 - l’U.PA.D.S appelle-t-elle les peuples des pays où les velléités de modification ou de changement de constitution sont perceptibles, à résister et à s’opposer systématiquement avec les moyens légaux à cette imposture.

- L’U.PA.D.S rappelle en outre aux peuples africains que notre continent a  besoin d’Etats forts et non d’Hommes forts. 

- L’U.PA.D.S invite donc les démocrates africains à apporter aujourd’hui leur soutien indéfectible au brave peuple Burkinabé  et à observer demain la même attitude face aux autres dictateurs.

 Enfin, l’U.PA.D.S rejette fermement l’immixtion des militaires dans la vie politique des Etats africains, l’ère des coups d’Etat étant révolue.

                                   

Fait à Brazzaville, le 31 octobre 2014

 

Le Secrétariat National