Camarades Membres du Bureau Politique, Camarades membres  du Conseil National du Parti Camarades militants, sympathisants, Mes dames  mesdemoiselles, Messieurs,

        

Le 5 Septembre  2014, notre Parti a tenu une session extraordinaire du  Bureau  Politique pour répondre à une question fondamentale.

 Faut-il oui ou non aller aux élections locales ?

 Après un débat hautement démocratique dans un style qui devient une tradition à l’UPADS, le Bureau Politique a répondu favorablement oui à cette question surtout que ces élections locales s’inscrivent dans le respect de la constitution de 2002 que nous ne cessons de soutenir.

 Aussi parce que pour nous, il faut marquer l’adversaire à l’homme. Nous nous refusons d’être battu à forfait, nous allons jouer le match même si d’avance, nous savons que l’arbitre est corrompu et l’équipe adverse est truffée des tricheurs  professionnels  indélicats.

En fait, certains parmi nos compatriotes redoutant  la fraude renonce au combat corps à corps optant pour le jet de pierres à l’adversaire à travers la fenêtre de sa maison qui est du reste toujours fermée.

L’expérience a montré qu’avec ce style de combat, il est parfois difficile d’attendre un adversaire qui ne vit et ne survit que grâce à sa ruse.

Peine perdu ! Mais Oser lutter lorsqu’on sait d’avance qu’on ne peut pas gagner  un seul petit mètre carré d’espace de terrain c’est de l’aventurisme.

 Evidemment, nous n’avons pas la prétention d’imposer notre stratégie à tous ceux  qui, lassés par ce jeux de  démocratie  tropicale et mafieuse voudraient en finir à leur manière et en découdre à leur façon.

Mais qu’on permette à l’UPADS, le plus grand Parti du début de l’ère démocratique véritable des années 90 de choisir son chemin chaque fois que c’est nécessaire.

En fait, je voudrais vous dire que ce qui compte pour nous  c’est le résultat, c’est à dire l’objectif à atteindre dans l’unité des diversités qui aspirent à un idéal commun.  Peu importe la stratégie de chacun. 

Après cet avant propos revenons à POINTE NOIRE, notre Capitale dite économique. Donc le lieu ou est concentré la production de nos ressources sans lesquelles le Pays n’est rien.

 Aujourd’hui, Pointe Noire est comme ce cordonnier qui porte des chaussures trouées. Pointe noire malgré ses innombrables ressources est revêtu des vêtements sales même les Dimanches et les jours de fête.

C’est le lieu par excellence de l’élevage de mouches de moustiques et autres bestioles qui n’hésitent pas d’attaquer les populations en présence de ceux qui sont censés les protéger

Ainsi le Paludisme, la fièvre typhoïde et toutes les autres maladies qui tirent leurs origines de l’absence absolue de l’hygiène publique terrorisent et terrassent à volonté les populations sans défense.

La saison de pluie pointe à l’horizon, à l’heure qu’il est  nous ne savons pas  quelle est l’intensité que nous réservent vos prochaines pluies.

 Ce qui est sûr c’est que  personne n’a tiré les leçons des sinistres de la  saison dernière, alors qu’on dit bien que gouverner c’est prévoir.

 Ici, on attend plutôt que les eaux de pluie engloutissent l’habitat des populations dont la seul consolation est de recevoir des dons de matelas en mousses, du sucre et un peu de manioc devant les caméras et micros des chaines de télévision et des radios de la place.

Et alors les pauvres sinistrés sont invités de dire merci à leurs généraux donneurs.

Camarades Militants, Mesdames et Messieurs, l’eau et l’électricité dans certains quartiers de Pointe Noire est un rêve. Le Conseil municipal est impuissant faute du transfert de compétences en la matière prôné par la loi de décentralisation. 

De même, où est passé la fonction publique territoriale chère au Président LISSOUBA reprise par l’actuel loi sur la décentralisation ?

Le Congo et Pointe noire en particulier qui dans les années quatre vingt avait le taux de scolarisation  des plus élevés de l’Afrique sombre dans l’abime. Pas suffisamment d’enseignants et même quand il y en a ils sont mal formés et mal entretenus. Les veilles écoles sont obsolètes et on n’en construit pas de nouvelles même si la population augmente.

La voirie urbaine mal entretenue et encombrée par les commerçants qui occupent abusivement l’espace publique foulant aux pieds la délibération  y afférente.

Les marchés de Pointe Noire sont simplement très sales. C’est un lieu de distributions de micro organismes pathogènes.

Enfin bref, Pointe Noire est  malade, l’UPADS est l’unique solution, c'est-à-dire nous allons nous battre pour réactualiser le 1% en nature que les sociétés pétrolières et les autres doivent à la ville.

Camarades Candidats de l’UPADS, à travers ce qui procède vous comprendrez que aller au conseil municipal et Départemental d’une telle ville sinistrée n’est pas une partie de plaisir, vous avez l’obligation de prendre la mesure de la situation et vous préparer à apporter votre contribution à l’édification de notre ville et de notre Département.

Vous allez battre campagne. Les problèmes sont nombreux, point  n’est besoin de s’attaquer aux individus. Nous avons le devoir de relever les faiblesses de votre ville et d’y apporter notre modeste contribution que nul ne peut nous interdire.

Enfin pour terminer j’exhorte tous les Ponténégrins et les Pointenegrines de voter massivement pour les Candidats de L UPADS qui viennent de vous être présenté.

 

 

UPADS YA BA COLERE VE Je vous remercie.

 

Jean Louvosso,

Président de la coordination de Pointe-Noire