Le mercredi 25 juin 2014 sur Facebook, « BANA TALANGAÏ » publiait une information surprenante de Patrick Eric MAMPOUYA. Surprise, oui, mais aussi émotion. Une forte émotion amplifiée par le caractère sacré du mariage et cette belle interpellation de Senghor : « l'émotion est nègre, comme la raison hellène ».

Ce matin du 25 juin,  monsieur Jim EBINA est complètement désemparé et espère pouvoir s'en remettre au droit, à la justice et à l'application des lois au Congo Brazzaville. En effet, l'ignoble opération « mbata ya mokolo » vient de frapper au plus profond de son cœur : Madame Yowa Kassongo Bibiche EBINA a été expulsée ce mardi 24 juin 2014 par les agents de la force publique et elle se trouve actuellement à Kinshasa.

Figurez-vous qu'elle a été expulsée nu-pieds, et ce n'est que dans l’après-midi de mercredi que son époux (légitime !) a pu lui faire parvenir quelques effets personnels par canot rapide via le Beach de Brazzaville pour Kinshasa.

Le drame s’est joué à 14h15, faisant suite à une perquisition illégale avec disparition d’une importante somme d’argent, laquelle a été effectuée par la police sans l’ordonnance d’un juge, sans huissier et sans la présence du procureur de la république. Le tout en dépit des nombreuses sollicitations par téléphone auprès des services de police et des officiers supérieurs de police faites par monsieur Jim EBINA. Le tout s’est déroulé durant son absence, pendant qu’il se trouvait à Djambala pour rendre visite à ses grands-parents.


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Les différentes autorités policières et judiciaires se renvoient la patate chaude et, comme d'habitude dans ce pays, personne ne semble être au courant et aucune autorité ne veut prendre ses responsabilités.


A n'en point douter, madame Jim EBINA est victime de l'engagement politique de son mari qui est membre du Mouvement Citoyen pour le Respect de l'Ordre Constitutionnel.

Nous rappelons que madame EBINA est congolaise (de Brazzaville). La constitution du 20 janvier 2002 (de la République du Congo, Brazzaville) est d'une limpidité d'eau bénite sur ce point.

 
ARTICLE 42 : Les étrangers bénéficient, sur le territoire de la République du Congo, des mêmes droits et libertés que les nationaux dans les conditions déterminées par les traités et les lois, sous réserve de réciprocité.


D'autre part, la loi 35-61 du 20 juin 1961 portant code de la nationalité congolaise dit :
TITRE II : DE L'ACQUISITION DE LA NATIONALITE CONGOLAISE

CHAPITRE PREMIER : DE L'ACQUISITION DE LA NATIONALITE CONGOLAISE PAR L'EFFET DE LA LOI

SECTION PREMIERE : ACQUISITION DE LA NATIONALITE CONGOLAISE PAR LE
MARIAGE
Article 18

La femme étrangère qui épouse un Congolais acquiert la nationalité congolaise après cinq ans de résidence commune au Congo depuis l'inscription du mariage sur les registres de l'état civil.

Le Congo Brazzaville est entrain de devenir une république de barbares où les lois et les règlements sont bafoués par les autorités qui sont censés les faire respecter.

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Joint au téléphone depuis Paris et contacté sur place par des amis crédibles, Jim EBINA confirme l'expulsion de son épouse. Tout en soutenant fermement la famille EBINA, il n'y a pas de mots pour exprimer notre indignation devant ce fait qui sollicite l'émotion des nègres que nous sommes et qui nous semble dépourvu de toute raison.

 Ainsi, accompagné d’un huissier de justice depuis mercredi après-midi, monsieur Jim EBINA a fait engager une procédure judiciaire à l’encontre de l’état congolais.

Vous en conviendriez qu’une telle expulsion dénie à Madame Yowa Kassongo Bibiche EBINA la nationalité congolaise (RC) acquise de fait par leur mariage datant de plus de 5 ans.

Jean-Dominique OKEMBA, secrétaire général du Conseil National de Sécurité et Jean-François NDENGUET, directeur général de la police nationale, doivent tout mettre en oeuvre pour réparer ce qui est plus qu'une bavure policière. Tenter d'intimider et d'humilier monsieur EBINA est absolument intolérable.

Et le Chef de l'Etat, peut-il prétendre ne pas être au courant de cet aveu de barbarie ? Dans un état policier comme le Congo, le Président de la République, qui est aux commandes de tout, est forcément informé des faits et gestes des anciens candidats à la magistrature suprême. Qu'attend-il pour ramener l'ordre, le vrai, celui qui correspond à l'application des lois en vigueur dans notre pays ?

Je sais qu'il est vain de réclamer des sanctions, le clientélisme et le népotisme prévalant dans notre pays sur l'application des règles communes à tous. Mais osons : que monsieur Denis SASSOU N'GUESSO soit pour une fois courageux et prenne des sanctions exemplaires dans ce dossier honteux.

C'est l'occasion de poser un important acte de charité. Il est en effet indispensable de prévenir Coco  Claudia Ikia LEMBOUMBA SASSOU N’GUESSO, Kiki Denis Christel  SASSOU N'GUESSO, et même Mère Antou Antoinette LOEMBA TSHIBOTA SASSOU N'GUESSO, fille de Mama POTO, qui ont tous les trois une mère du Congo Kinshasa : surveillez bien vos arrières car Jean-Dominique OKEMBA et Jean-François NDENGUET ne vous rateront pas dans leur opération mbata ya mokolo ! Bandeko ba ngaï, bo keba na expulsion !

 

Paris, le 25 juin 2014.

Didier Mahouèle ma Makita

Président de la Coordination EUROPE-AMERIQUES de l'U.PA.D.S