Piétiné par la fille de SASSOU NGUESSO, conseiller du chef de l'Etat congolais, chef du département de la communication, des médias et des relations publiques, Claudia Ikia Lemboumba SASSOU NGUESSO, Bienvenu OKIEMI n'a cessé de rapetisser depuis l'affaire " GlobeCast " en 2011, une disparition de 90 millions CFA passés par des circuits ténébreux au profit du ministre indélicat.

Transparent lors des vœux à la presse de janvier 2014 comme nous le soulignions dans un de nos précédents articles et dans LES PALMIERS N° 001, ce roi du mensonge gouvernemental a encore été mis à l'écart par SASSOU NGUESSO quand ce dernier a été reçu le 3 avril 2014 par Mickael PETERS, Président du Directoire d'Euronews pour parler de la future filiale africaine, Africanews. Claudia Ikia Lemboumba SASSOU NGUESSO,  Gilbert ONDONGO, Jean-Jacques BOUYA, Basile IKOUEBE, Alain AKOUALA-ATIPAULT, Anatole MAKOSSO COLLINET et même Jean-Dominique OKEMBA*, tout le monde était là, sauf Bienvenu OKIEMY.

C'est dire la confiance que son patron place en lui.

Répondant ce 18 avril 2014 à Christophe BOISBOUVIER dans l'émission " Invité Afrique ", il déclare que "le débat sur la constitution ne doit pas être un tabou. Plutôt que de voir en la constitution un texte figé, il convient de voir un texte dynamique, adaptable à l'évolution de la société congolaise. Il n'est donc pas interdit de vouloir faire le bilan de notre expérience constitutionnelle". Essayant de reprendre son rôle de zélateur dans son habit de  roi du mensonge gouvernemental, il ne manque pas au passage d'absoudre Justin KOUMBA et de mettre sa propre couche d'allégations sur cette théorie satanique qui voudrait que le Peuple congolais pourrait exprimer une volonté de modification de la constitution.

Piégé par BOISBOUVIER, le perroquet écarté y est allé de ses maladresses habituelles, navigant allègrement de suggestions en insinuations.

Pour autant, il reconnaît clairement qu' " aujourd'hui aucune instance constitutionnelle habilitée à engager la révision de la Constitution ne s'est prononcée : ni le président de la République ni le Parlement ni même le gouvernement ". Mais il emboîte aussitôt le pas à Théophile OBENGA : " le débat sur la Constitution ne doit pas être un tabou puisque la Constitution est un texte essentiel sur la vie de la nation et son devenir. Moi, je pense que plutôt que de voir en la Constitution un texte figé, il convient d'y voir un texte dynamique, un texte qui est adaptable à l'évolution de la société congolaise. Il n'est donc pas interdit de vouloir faire le bilan de notre expérience constitutionnelle après quinze ans ".

L'expérience est remarquablement résumée par les élections truquées, les atteintes aux libertés individuelles, la falsification des résultats du recensement administratif spécial, les explosions meurtrières du 4 mars 2012 et le carnage du 16 décembre 2013 : il faut conserver cette constitution pour réaliser l'action la plus indispensable pour le Congo et les congolais, le changement de gouvernance.

Pour sa gouverne, renvoyons OKIEMI aux articles 57, 58 et 185 de la constitution du 20 janvier 2002. Oui, " la forme républicaine, le caractère laïc de l'Etat, le nombre de mandats du Président de la République ainsi que les droits énoncés aux titres I et II ne peuvent faire l'objet de révision ".

 

Didier Mahouèle ma Makita,

Président de la Coordination Europe-Amériques de l'U.PA.D.S

 

 *Source : La Lettre du Continent N° 680