Aurait-on mieux compris Benjamin BILOMBOT BITADYS et Meraf OSSEBI que le Premier Secrétaire de l’U.PA.DS ? Il est important qu’en plus des internautes "lambda", les militants et sympathisants de l’U.PA.D.S aient une bonne lecture des publications Internet de ces derniers jours, et sachent mettre sur l’échelle du temps et celle de la pertinence les différentes interventions. D’ailleurs, notre journal LES PALMIERS du mois de mars consacrera un article à ce sujet.

Que l’on ne nous trompe pas, que l’on ne détourne pas notre combat.

 Depuis le 4 mars, soit seulement mardi de cette semaine, une floraison de prétendues révélations nous livrent des pseudo-analyses fleuries d’insultes et de piques contre des « formations politiques dont les leaders prônent, en théorie, l’alternance mais espèrent, en pratique, le statu quo ».

 Ces écrits sont bien évidemment postérieurs à la conférence de presse du Premier Secrétaire de l’U.PA.D.S, Pascal TSATY-MABIALA et de la mise en ligne du texte de cette conférence, le 28 février 2014. Nous sommes donc les premiers à avoir dénoncé la volonté du pouvoir de signer l’acte de décès de la concertation politique de Dolisie.

 Une lecture partielle et superficielle du texte que nous avons publié a certainement égaré quelques internautes tandis qu’une lecture grasse et pataude des publications de Benjamin BILOMBOT BITADYS et Meraf OSSEB laisserait à penser que l’U.PA.D.S aurait délibérément « accompagné le dictateur SASSOU-NGUESSO et son PCT dans leur volonté de se pérenniser au pouvoir ».

 Rappelons le titre de notre article : « le Recensement Administratif Spécial 2013 risque d’être une source de conflit : le pouvoir sonne-t-il la rupture de dialogue ? ». Cette phrase ne souffre d’aucune ambiguïté, et nous disons que « le Congo est le seul pays en Afrique qui refuse d’appliquer les dispositions des instruments juridiques relatives à la transparence des systèmes électoraux comme la Déclaration de Bamako et celle de l’Union Africaine dont il est signataire ».

Ce que l’U.PA.D.S attendait et attend toujours du Recensement Administratif Spécial lui-même, porte sur la confrontation avec l’épreuve de la vérité, de la fiabilité et de la crédibilité.

En effet, comment comprendre que l’on ait en 2013 un corps électoral de 121.213 dans le Département de la Cuvette correspondant à une population d’environ 242.000 habitants et 121.881 électeurs pour le Département de la Likouala correspondant à une population d’environ 243.000 six ans après le recensement général de la population et de l’habitat alors qu’en 2007 la Cuvette avait une population totale de 156.044 habitants et la Likouala 154.115 habitants ?

Nous demandons avec insistance et fermeté que la certification des résultats du Recensement Administratif Spécial s’effectue au cas par cas, District par District et Département par Département, en les confrontant avec les approximations du corps électoral estimatif résultant du mode de calcul standard, connu des démographes et autres experts en la matière. Ce travail, nous l’avons réalisé et peut être mis à la disposition du Comité de Coordination. En dehors de cette procédure qui nous met à l’abri de la contestation, l’U.PA.D.S ne prendra part à l’opération dite de publication des résultats du Recensement Administratif Spécial 2013 ni au niveau local ni au niveau national à Brazzaville.

 Le syndrome d’Ewo ne contaminera pas Dolisie.

Didier Mahouèle ma Makita.